Franco-américaine, née à Paris


Pianiste, chanteuse et compositrice, ARIANE GRAY HUBERT est une artiste originale et inclassable dans plusieurs domaines musicaux : récitals en solos, programmes de musique du monde piano & voix, spectacles pluridisciplinaires incluant ses propres compositions avec musiciens occidentaux et orientaux.

Musicienne au jeu novateur et mezzo-soprano dont la voix exprime une approche vibrante, elle a été reconnue comme une interprète de valeur internationale et reçoit un accueil enthousiaste partout où elle se produit.


De Paris à Vienne : premiers choix musicaux


Issue d’une famille cosmopolite, Ariane commence la musique à l'âge de quatre ans avec sa mère et sa grande tante à Paris, elle-même disciple à Genève d’un des plus grands pianistes du 20ème siècle, Alfred Cortot.

Après l’obtention d’un premier diplôme de musique au conservatoire de Paris, elle décide très tôt de quitter la France pour s’installer à Vienne en Autriche, "au coeur de la musique classique occidentale". Pendant ses études musicales, elle est nominée pour la première fois «Lauréate Lavoisier» en musique par le Ministère des Affaires Etrangères à Paris (1990).

Elle se perfectionne auprès des pianistes Mikhail Agranat à Vienne et Wladimir Krainev à Hanovre, puis avec François-René Duchâble à Annecy. C’est également au cours de ces années formatrices qu'elle découvre la nécessité de promouvoir son art de manière différente.

«La musique classique ne peut évoluer si les musiciens en occident continuent de présenter la musique au public de manière si conventionnelle. Enchaîner des sonates de Mozart, Schubert et Prokofiev par exemple dans un même concert sans un réel lien organique est sûrement la meilleure manière d'isoler la musique classique aujourd’hui. Un artiste doit réinventer son langage et dialoguer autrement avec le public.»

Au cours des années suivantes, Ariane Gray Hubert se fraye un nouveau chemin dans des programmes d’échanges culturels qu’elle crée sur-mesure. Ses spectacles sur " Les Femmes Compositrices" & "Mode, Mélodie et Rythme entre Orient et Occident" donnés en Autriche, dans les pays Baltes, puis en Asie, sont sponsorisés par les services culturels français à l’étranger.

D’elle on retient déjà sa façon unique d’oser mêler le répertoire classique à de nouveaux genres musicaux et sa personnalité atypique attire un public de plus en plus large. Elle collabore également à des programmes pluridisciplinaires mêlant l’opéra, le théâtre et le cinéma avec l’Opéra de Paris, la cinéaste Coline Serreau et l’ensemble international Voices America.

Son premier enregistrement discographique « A Piano Solo Tribute : My Way » (2002)révèle un répertoire inédit d’Alexandre Scriabine à Lili Boulanger et illustre le credo d’une artiste qui se démarque par ses choix musicaux et engagés.


De l’Europe à l’Inde : la composition, la voix et la création d’une nouvelle niche musicale entre classique et musiques du monde


Elargissant son horizon artistique, Ariane commence à se produire en Asie dès 1997, et particulièrement en Inde où elle a une grande affinité avec le pays et la musique. Elle y effectue plusieurs tournées et participe dans des festivals de renommée : récital a capella à la Music Academy à Madras ; premier duo piano/voix et ghatam (percussions du Sud) au Festival « The Other Festival » de Madras ; concerts en solo sous l’égide de l’Indian Council of Cultural Relations au NCPA à Bombay, au Teenmurti Bhawan (Résidence de l’ancien premier ministre Nehru) à New Delhi, Calcutta & Bangalore (2001).

Parallèlement, elle est filmée pour ZEE TV (chaîne bengalie émettant sur tout le territoire indien), All India Radio & Doordashan TV (chaîne en hindi sur tout le territoire indien).

Elle est nominée pour la deuxième fois « Lauréate Lavoisier » en Inde pour sa musique par le gouvernement français (2001).

Après avoir travaillé sur le rapport au temps et aux cycles des ragas dans la musique indienne, elle crée ses premières musiques pour piano et voix autour du matin, du midi et du soir, chaque spectacle reflétant un esprit adapté au moment.

Comme chanteuse, la voix de la musicienne s'adapte aux chants sacrés occidentaux aussi bien qu’aux détours harmoniques et rythmiques des « ragas ». Elle fait partie du choeur grégorien féminin de Paris où elle chante dans plusieurs festivals d’art sacré en Europe comme au Vatican et la Basilique de Vézelay.

Une nouvelle illustration de son talent apparaît dans ses compositions pour piano & voix comme “Incantation” dans son deuxième album : “Beyond Classical World(s)- Du Prélude au Raga” (Night&Day-2003/world music) où elle compose la musique pour piano, voix et percussions indiennes. Dans le même enregistrement Ariane transpose avec humour un jeu vocal entre rap et raga dans « Tamil Nadu » et «Khilona…Tillana » et crée de nouveaux modes et mélodies au piano.

« Mon disque précédent était un hommage à un répertoire classique rare au piano. Ici, je ne fais plus référence à ma tradition, allant plutôt vers des chemins inconnus en composant pour la première fois la musique. Et peu importe dans quel genre musical il est classé. Mon fil est de provoquer des rencontres inattendues entre deux traditions majeures appartenant à un monde soi disant cloisonné : le classique. »

L'album est remarqué au MIDEM et le jeu de la pianiste mêlé à son timbre vocal unique est cité comme « novateur et original » par la presse internationale.


De l’Inde à de nouveaux mondes : son & images, spectacles multimédias, nouvelles créations


L’année 2004 est un tournant dans le travail et l’inspiration de l’artiste. Elle donne une série d’improvisations en solo "Piano Rag(a) Time" mêlant l’énergie du ragtime dans la musique américaine au concept du raga dans la musique indienne. Capter un moment précis et à chaque fois différent selon les modes et mélodies qu’elle joue entre occident et orient devient source d’une nouvelle musique.

Elle se produit au Musée d'ORSAY; Paris - La VILLETTE; L'ARCHIPEL; le Festival de Pianos du monde à ENGHIEN LES BAINS et donne plusieurs concerts pour des causes humanitaires à l’UNESCO : l’Eau et l’environnement, et dans les hôpitaux.

Elle chante pour un hommage à la poésie du monde au centre André Malraux de Paris sur les textes du poète bengali P.Mukerjee en correspondance avec la musique d’Henri Dutilleux et participe dans plusieurs villes à l'étranger au Festival de la Francophonie en hommage aux écrivains contemporains francophones.

L’année suivante, Ariane compose la musique pour le documentaire "Women World Rêverie" avec quatorze clips sonores mêlant sa voix aux sons électroniques et claviers.

En 2006 elle lance son nouveau trio du monde piano-tabla-ghatam et crée un concept inédit en sons et images illustré par une exposition musicale de ses collages : "A Woman changes Seven Keys”, à l’India Habitat Center de New Delhi.

Elle donne plusieurs interviews avec Doordashan dans 'Rangtarang ', NDTV et Headlines Today, la presse soulignant unanimement le talent hors norme de l’artiste.

Ariane se produit aussi pour les compagnies Lufthansa et Renault Rvi, participe à plusieurs causes humanitaires dans le monde et travaille à la production de son premier opéra pour 2008.